LE TEXTE CI-DESSOUS EST REPRIS DU SITE

http://www.ffmc.asso.fr/secours.htm

Retour à la page d'accueil

IL Y A DES SUJETS POUR LESQUELS IL VAUT MIEUX LAISSER LA PAROLE AUX PROFESSIONNELS.

Consignes en cas d’accident…

Introduction

 

En présence d’un accident, intervenir et porter secours dans la mesure de ces compétences est une obligation légale. S’enfuir et / ou ne pas porter secours est passible de sanctions graves.

Code Pénal - Article 223-6 : Sera puni de cinq ans d'emprisonnement et de 500 000 F d'amende quiconque s'abstient volontairement de porter à une personne en péril l'assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours.

Pour gérer efficacement une situation comme un accident, il faut savoir PROTEGER, ALERTER et SECOURIR.

Première règle : RESTER CALME

 

Evaluer posément la situation et ses dangers. Réfléchir avant d’agir et conserver son calme. Cela va sans dire, mais cela va encore mieux en le disant ! C’est valable pour vous, vos proches et les personnes impliquées dans l’accident. Il peut arriver que faire preuve d’autorité soit le seul moyen.

La panique mène à la panique ; Cela peut avoir des conséquences graves. Il est plus efficace de réfléchir 30 secondes supplémentaires et faire le bon geste plutôt que de se précipiter … dans le mur ! De plus, lorsque quelqu’un panique sur un accident, c’est généralement communicatif.

Un bord de route pendant un accident n’est pas le meilleur endroit pour discuter de la responsabilité des uns et des autres dans un accident. Renvoyez chacun dans son coin et laissez la Police ou la Gendarmerie (qui se déplace systématiquement en cas d’accident corporel) gérer ce type de problème.

Deuxième règle : PROTEGER

 

La règle est de protéger tout le monde des dangers et risques environnants et d’éviter le suraccident.

Impérativement dans l'ordre suivant…

Il faut se protéger soi-même, protéger la ou les victime(s), puis les autres personnes arrivant sur l’accident. Il est toujours nécessaire de prévenir qu’un danger existe, les usagers de la route pouvant avoir des réactions inadaptées et aggraver la situation.

Aller chercher quelqu’un qui se noie lorsqu’on ne sait pas nager est une absurdité. Avant de prendre des risques inconsidérés rappelez vous que les cimetières sont peuplés de héros et qu'un blessé de plus n’améliorera pas l’état de la victime.

Comment ?

La règle de base est d’éliminer le danger, mais ce n'est pas toujours possible. En cas d’impossibilité, il faut empêcher les gens d’accéder au danger.

Lorsque l’on arrive sur un lieu d’accident, ralentir, allumer ses feux de détresse (si l’on en a !!!), et stationner son véhicule après l’accident. Si vous avez des passagers, la priorité est de les mettre en sécurité (hors de la zone de danger : sur les bas cotés, en hauteur, derrière les glissières…), même s’il pleut ; Un bon rhume vaut mieux qu’un séjour aux urgences.

Autant que possible il faut délimiter et baliser le lieu de l’accident à destination des autres usagers. Tout est bon : une lampe, des feux de détresse, un vêtement clair agité ostensiblement, un triangle de présignalisation (à 150 ou 200 m en amont).

Une bonne technique sur route consiste à placer des témoins sur les bas cotés (en sécurité malgré tout) dans les deux sens (à 150 ou 200 m en amont) et de leur demander de faire ralentir les véhicules au moyen de grands gestes.

Sur voie à sens unique (autoroute, voie rapide), placer des témoins en aval ne sert à rien. En revanche il est absolument indispensable de s’assurer que les témoins en amont ne risquent rien.

Il faut également empêcher de fumer sur les lieux de l’accident. Surtout en cas d’accident de moto, le réservoir risquant de fuir. S’il y a danger, il faut imposer un périmètre de sécurité maintenant les badauds hors de la zone de danger.

Pour cela, mettez à profit la bonne volonté d’un ou plusieurs témoins.

N’oubliez pas que cette règle concerne tout le monde, y compris vous…

Couper le contact (enlever les clés, coupe-circuit…) des véhicules impliqués. Un moteur qui tourne ou des phares qui restent allumés sur un véhicule gravement accidenté peuvent provoquer un problème électrique et au pire un incendie.

Sa propre sécurité passe aussi par une signalisation efficace. De nuit se promener dans les faisceaux de phares pour être visible, éventuellement, conserver son casque.

Attention cependant au cas où vous décidez de conserver votre casque, la vision périphérique est restreinte.

Certaines vestes sont équipées de bandes rétro réfléchissantes. De plus, ces équipements (veste et casque) peuvent protéger le cas échéant contre en embrasement naissant.

Naissant sous-entend peu important, donc rayonnant peu de chaleur. Un écran risque de fondre avant que vous sentiez la chaleur s’il est soumis à une température trop forte. Donc prenez garde ! ! ! !

Sur les autoroutes ou les voies rapides le seul salut est derrière la glissière de sécurité ou en haut d’un talus.

Gardez à l’esprit que l’espérance de vie moyenne d’un piéton sur une bande d’arrêt d’urgence d’autoroute n'excède pas 20 minutes...

Troisième règle : ALERTER

 

Alerter est fondamental, c’est le premier maillon de la chaîne de secours. Sans alerte, pas de secours. Sans alerte correctement faite, pas de secours correctement dimensionnés. Cette phrase semble évidente mais il arrive souvent que dans la précipitation personne ne pense à appeler les services de secours. Il vaut mieux deux coups de fil que pas du tout.

Comment ?

Le moyen le plus simple est le téléphone, mais il n’est pas toujours à portée de main. Il faut donc alerter soi-même ou faire alerter en envoyant quelqu’un à la prochaine maison, prochaine cabine, coin de rue, prochain bourg… et lui demander de revenir après pour confirmer la venue des secours (délais, consignes…).

Qui appeler ?

Les numéros d'urgence sont les suivants:

112

SAMU ou pompiers suivants les départements

15

SAMU

18

Sapeurs - Pompiers

17

Police

Tous ces services sont interconnectés. En appeler un suffit, au besoin, il vous redirigera vers celui le plus adapté.

Il est possible de composer les numéros d’urgence dans n’importe quelle cabine téléphonique sans carte. Ces appels sont gratuits, même s’ils sont passés depuis votre domicile ou votre portable.

Le 112 est le numéro d’urgence européen, il est valable dans tous les pays de l’Union. Vous obtiendrez un opérateur en français si vous le composez. De plus, il est possible d’appeler le 112 depuis un téléphone portable sans disposer de la carte d’abonnement ; Vous pouvez donc utiliser le téléphone d’une victime n’étant pas en état de vous donner son code d’accès.

Sur l’autoroute ou certaines voies rapides il est possible d’utiliser les bornes d’appel d’urgence (caractérisées par leur couleur orange) qui sont directement reliées aux services de sécurité (gendarmerie ou pompiers). Leur usage est gratuit.

Si vous avez le choix entre utiliser une borne d’urgence et un téléphone, privilégiez la borne. En effet, elles sont numérotées et votre interlocuteur saura automatiquement où vous vous trouvez.

Que dire ?

Dans le cadre de l’alerte, il est impératif de transmettre les renseignements suivants :

Le lieu exact de l’accident (point kilométrique, repère, sens de circulation si c’est sur autoroute ou voie rapide… rues et numéro de rue, carrefour, square, place, code… commune si c’est en agglomération…).

Pas toujours facile lorsqu’on est en rase campagne… Un bon moyen consiste à donner à son interlocuteur le maximum de renseignements " Je suis entre telle ville et telle ville, il y a une usine, un lieu dit… ".

Il faut toujours transmettre le lieu de l’accident en priorité car si votre communication est coupée (panne de batterie sur un portable ?), les secours pourront malgré tout dépêcher une équipe dans votre secteur.

La nature précise de l’accident (choc 2 voitures / 1 moto, chute de moto seule…). Cela permet aux secours d’apprécier le type de moyens à engager sur cette intervention.

Le nombre de victimes et leur gravité apparente (la victime parle-t-elle ? saigne-t-elle ? se plaint-elle de quelque chose ?, est-elle bloquée dans sa voiture, sous sa moto…). Cela permet aux secours d’apprécier la quantité de personnel à engager sur cette intervention.

Dans tous les cas, suivez les indications de l’opérateur(trice) que vous avez au téléphone et répondez le plus précisément possible à ces questions. Si vous ne savez plus quoi dire, laissez vous guider. Ne raccrochez jamais sans que l’on ne vous l'ai demandé

Quatrième règle : SECOURIR

 

Que faire en cas de douleur thoracique ? Que faire en présence d’une brûlure par produit chimique? Que faire en présence d’une personne agitée? Les gestes à faire dans ces situations ne s’appréhendent correctement que par l’apprentissage. Cet apprentissage requiert donc de suivre une formation.

Porter secours ne s’improvise pas ! ! ! cela doit s’apprendre

Le diplôme d’état obtenu à l'issue de cette formation s’appelle l’AFPS (Attestation de Formation aux Premiers Secours). La formation dure de 12 à 15 heures et est dispensée suivant les départements par les sapeurs-pompiers et/ou les associations de secourisme (Croix-Rouge Française, Association Départementale de Protection Civile…). Tous ces organismes disposent au moins d’une représentation départementale. La mairie de votre domicile ou la préfecture seront à même de vous les indiquer.

15 heures pour apprendre à sauver une vie, c’est pas la mort ! ! !
Durant cette formation, vous apprendrez à pratiquer sans erreur les techniques suivantes :

Il n’y a pas d’age pour en manger ! ! ! Les candidats à l’AFPS sont acceptés de 10 à 77 ans. L'age le plus favorable à cet apprentissage est à partir de 12 ans.

REGLES SIMPLES A L'USAGE DE TOUS

 

Ne jamais bouger une victime lorsqu’on est pas habilité à le faire, sauf péril imminent (véhicule risquant de prendre feu, personne allongée sur une voie rapide…).

Si la victime est debout à votre arrivée, l’allonger au sol (la tête à plat sans coussin) ou la laisser s’installer dans la position où elle se sent le mieux. Ce n’est pas parce qu’une victime est debout qu’elle est en bonne santé, même si elle dit le contraire.

L’énervement suivant un accident peu apaiser temporairement des douleurs même très importantes. Il existe des cas de motards étant rentrés chez eux avec plusieurs fractures et qui ne s’en sont rendus compte que plusieurs heures après.

Par conséquent, ne jamais laisser partir personne d'impliqué du lieu d’un accident. Faites les patienter jusqu’à ce qu’ils soient vus par les pompiers ou le Samu, qui eux décideront de la suite à donner.

Bien évidemment, avant d’allonger la victime, vous aurez validé que l’endroit est sûr.

Ne jamais donner à boire ou à manger à une victime, ni eau, ni alcool.

L'alcool (et tout liquide en général, y compris l'eau) fait peut être du bien dans les westerns, mais peut avoir des conséquences catastrophiques en cas de nécessité d’anesthésie.

Faciliter la respiration des blessés en desserrant cravate, col, ceinture, écharpe, vêtements serrés (combinaisons de cuir notamment) toujours sans bouger la victime.

Couvrir les blessés (blouson, couverture de survie…) pour leur éviter d’avoir froid.

Ne jamais laisser une victime seule.

Ne jamais laisser une victime s’endormir. La stimuler, lui parler.

Une personne peut s'endormir pour de nombreuses raisons. La maintenir éveillée lui permet de conserver sa vigilance (une personne consciente respire obligatoirement…).

Réconforter, calmer, expliquer ce qui se passe, instaurer un dialogue.

Certains sites web contiennent des fiches techniques ou des explications sur différentes conduites à tenir. Si vous voulez en savoir davantage lancez une recherche depuis votre moteur de recherche habituel avec les mots clés " premiers secours " ou " gestes qui sauvent ". L’un des modèles du genre est http://www.croix-rouge.fr.

A RETENIR …

 

En ce qui concerne, le RETRAIT DU CASQUE, ce n'est pas une erreur ni une faute pour un secouriste formé de retirer le casque d'un motard après une chute, s'il est formé à cette technique et que ce retrait est motivé :

Le fameux, "Ne jamais retirer le casque en cas de chute", s'applique donc parfaitement à des non secouristes, mais en aucun cas à quelqu'un qui est formé pour gérer ce type de situation.

Merci de ranger les muscles et de faciliter le travail des secours, car trop d'entre vous pensent encore que c'est une erreur.

L’opérateur(trice) du SAMU ou des pompiers peut vous indiquer des gestes de première urgence à réaliser sur place en fonction de la situation.

N’hésitez donc pas à rappeler, même après avoir transmis votre alerte.

En présence d’un secouriste, mettez vous à sa disposition et aidez-le sans trop poser de question…

Il y a un temps pour chaque chose, les questions viendront plus tard. Je suis certain qu'il se fera un plaisir de vous expliquer ce qu'il a fait, après le départ de la victime vers l'hôpital…

A l’arrivée des secours, expliquez précisément la situation. Soyez concis et tenez vous en aux faits, sans interprétation.

S’ils ont besoin de votre aide, les services de secours se manifesteront. A défaut, reprenez votre route et soyez remerciés…

Bonne route à tous.

Et retenez bien ces lignes parce que c'est peut être vous qui me ramasserez un jour …

Arnaud Chantin

Moniteur National de Premiers Secours, Sapeur-Pompier Volontaire, Volontaire Croix-Rouge Française, Motard,

Retour à la page d'accueil